Cochons d’Inde

Sébastien Thiéry I Antony Mettler I Comédie

Du 02 au 19 juin
Parc Trembley – Genève
Relâches : 08 et 15 juin
Durée : 1h20

Texte : Sébastien Thiéry
Mise en scène : Antony Mettler
Distribution : Christian Gregori, Fabienne Guelpa, Kathia Marquis, Antony Mettler, Arun Kumar Pabari
Scénographie : Anne Wannier
Création lumière : Patrick Staub
Son : Nicolas Le Roy
Costumes : Corinne Baeriswyl
Maquillage : Katrine Zingg
Coproduction : Le Poche Genève / Théâtre Montreux-Riviera

Cochons d’Inde est un petit bijou d’humour et d’absurde, qui délivre son venin avec une finesse redoutablement efficace. On rit énormément aux rebondissements imprévisibles qui jalonnent ce « boulevard kafkaïen » dont le thème est le monde de la banque. Cette comédie hors norme a reçu le Molière de la meilleure pièce comique en 2011.
Cette pièce à la fois grinçante et désopilante, est une photographie prise sur le vif de l’homo-sapiens contemporain. C’est une farce d’aujourd’hui qui s’inscrit aussi dans la longue tradition d’un théâtre burlesque qui tourne la société en dérision. En véritable génie des situations cocasses, Sébastien Thiéry, ne se sort des pièges qu’il se tend lui-même que par une écriture en lignes brisées. Les mots s’entrechoquent donnant ainsi une cadence au texte et aux dialogues de situations extrêmes et humoristiques.

Un client, quelque peu antipathique, se retrouve enfermé dans la succursale d’une banque dans laquelle il va vivre des situations absurdes et loufoques qui nous paraitront quelque peu familières. Après plusieurs échanges stériles avec des employés qui agissent plutôt comme des machines que comme des êtres humains, notre personnage ne voudra qu’une chose, sortir de cet endroit infernal. Toutefois cela lui sera interdit, voire impossible. Cette situation kafkaïenne le fera passer par différents états, de l’irritation à la colère et l’impuissance, puis la résignation face à une situation qu’il est incapable de comprendre ou de maitriser.