Huis clos

Jean-Paul Sartre I José Lillo I Tragi-comédie

Du 13 au 29 mai
Parc Trembley – Genève
Relâches : 11, 18 et 25 mai
Durée : 1h25

Texte : Jean-Paul Satre
Mise en scène : José Lillo
Distribution : Valentin Rossier, Hélène Hudovernick, Clea Eden, Pascal Berney
Scénographie : Florian Cuellar
Lumières : Rinaldo del Boca
Coproduction : Attila Entertainment et Théâtre Le Crève-Coeur

Après un succès à guichet fermé au Théâtre du Crève-Cœur à Cologny en janvier 2020, la nouvelle création du metteur en scène José Lillo sera reprise durant le festival ce printemps.Huis Clos est la plus célèbre des pièces de Sartre, elle a été créée sous l’occupation à Paris en 1944, depuis, jouée un nombre considérable de fois partout dans le monde, fascinant des générations successives de spectateurs.
La pièce se déroule en enfer, un enfer très ressemblant au monde réel. Pour Sartre, philosophe existentialiste, les êtres humains sont là, ils existent, et n’ont pas d’essence prédéfinie donc ce qu’ils seront, dépendra exclusivement de leur façon d’exister et de leurs actes.

« Huis Clos expose trois thèmes : rapports avec les autres, encroûtement et liberté. » (…) « C’est une mort vivante que d’être entouré par le souci perpétuel de jugements du regard des autres et d’actions que l’on ne veut pas changer. J’ai voulu montrer par l’absurde, l’importance chez nous de la liberté, c’est à dire l’importance de changer les actes par d’autres actes. Quel que soit le cercle d’enfer dans lequel nous vivons, je pense que nous sommes libres de le briser. Et si les gens ne le brisent pas, c’est encore librement qu’ils y restent. De sorte qu’ils se mettent librement en enfer. Je voudrais qu’on se le rappelle quand vous entendrez dire : “l’enfer c’est les autres. » Jean-Paul Sartre

Trois personnages sont condamnés à passer l’éternité ensemble dans un salon bourgeois meublé second Empire où sont disposés trois canapés. Un homme, deux femmes, Garcin, Inès, Estelle. Ils ne se sont jamais rencontrés avant. Pas d’instrument de torture, pas de diables ni de créatures infernales, de décors en flammes, rien qui s’apparente aux descriptions contenues dans le folklore religieux. Au contraire, un espace cossu où il fait bon vivre. Un « garçon » raffiné et diligent les mène les uns après les autres dans ce lieu clos qui sera leur résidence définitive.