Trahisons

Harold Pinter
Mise en scène Valentin Rossier

19 août au 05 septembre
Parc Trembey – Genève

Relâches 23 et 30 août
Durée 1h20



Horaires

19 août                       20h00
20 août                       20h00
21 août                       20h00
22 août                       19h00
24 août                       20h00
25 août                       20h00
26 août                       20h00
27 août                       20h00
28 août                       20h00
29 août                       19h00
31 août                       20h00
01 sept                       20h00
02 sept                       20h00
03 sept                       20h00
04 sept                       20h00
05 sept                       19h00


Texte Harold Pinter
Mise en scène Valentin Rossier
Distribution Mauro Bellucci, Camille Figuereo, Valentin Rossier
Scénographie et lumières Davide Cornil
Musique David Scrufari
Costumes Trina Lobo
Administration Eva Kiraly
Coproduction New Helvetic Shakespeare Company et Théâtre le Crève-Coeur
Soutiens Communes de Cologny, Vandoeuvres et Anières, Association des Amis du Théâtre Le Crève-Cœur,  Fondation Privée, Fondation Coromandel, Fondation G.H., Fondation Alfred et Eugénie Baur, Fonds d’aide à la création, Loterie Romande, Fondation Immobilière Patrimoine, Fondation Philanthropique Famille Sandoz, Pour-cent-culturel Migros Genève, Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents genevois.


 

Coproduite et crée en janvier 2021 au Théâtre Le Crève-Coeur, la dernière pièce de Valentin Rossier a été reportée et se jouera pour la première fois en public à la Scène Vagabonde avant de revenir à Cologny.

Les créations de Pinter sont appréciées pour leurs recherches stylistiques, leur mélange de bouffonnerie et de noirceur et leur précision presque maladive. Elles renvoient généralement le théâtre à sa base élémentaire avec des dialogues qui basculent de manière inattendue et des pièces closes où les êtres sont livrés les uns aux autres. Le masque des convenances sociales tombe. La vacuité de la société bourgeoise est vite notifiée. Les personnages, fondamentalement imprévisibles, révèlent sans spectaculaire une faille ou une étrangeté dans leur identité, due à leur passé insaisissable qu’ils tentent vainement de reconstituer à travers des récits flous et contradictoires.

Dans “Trahisons”, l’intrigue se déroule à l’envers, en commençant par la fin des relations amoureuses pour remonter par une suite de tableaux grinçants jusqu’aux premières ivresses d’amour. Tout a déjà eu lieu dans ces trahisons entre amis, mais tout se rejoue et se déjoue, se recompose et se déconstruit, en neuf tableaux rétrospectifs. Pinter, en remontant le temps avec brio, fait de l’amour une comédie ironique et dérisoire.

Avec cette pièce atypique, l’auteur traite un sujet vieux comme le monde : l’adultère bourgeois. Il s’empare de cette situation classique du vaudeville et y ajoute ce qu’il faut d’ironie et de cruauté. Pinter reprend ainsi la situation la plus éculée : le triangle constitué du Mari, de la Femme et de l’Amant, comme chez Feydeau ou Guitry, sauf qu’ils sont plus effrayants, plus contemporains, plus réels.